Couleur du Monde

Le tour du monde à vélo en un an.

Nous avons parcouru le monde pendant
260 jours, 0 heures, 0 min et 0 sec.

A très bientôt !

juin4

Nous voici rentrés, lavés, rasés de près, changés, encore un peu bronzés, et surtout pleins de joie de commencer enfin (bientôt) une vie (très) active.

10 600 kms, 6 crevaisons à deux, 10000 photos mais seulement 3 cassettes vidéos, 9 mois et une vingtaine de pays, mais surtout beaucoup de souvenirs et des histoires à vous raconter jusqu’à en devenir insupportables !

Nous tenions à remercier tous ceux qui nous ont soutenus, écrits, aidés, rencontrés, et surtout les Maçons Parisiens, l’Agence de voyage Bipel, La mairie d’Issy les Moulineaux, l’Association des Jeunes Chrétiens en Yvelines, et mon école d’ingénieurs, l’ISEP. Sans eux partir aurait été beaucoup plus dur!

Nous nous attelons maintenant au tri des 10000 photos et à la rédaction d’un livre sur notre voyage - qui sait, malgré la crise, nous serons peut être publiés ! Nous vous tiendrons au courant via ce blog si c’est le cas.

… avant un prochain voyage ?

Bonne route à tous !

Hugues & Tanneguy.

Home Sweet Home…

mai13

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Ou comme cestuy-là qui conquit la Toison,
Et puis est retourné plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge!

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province et beaucoup davantage?

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine.

Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin,
Plus mon petit Kerroue que le mont Palatin,
Et plus que l’air lointain la douceur marine.

Joachim du Bellay.

Chers Amis, chers fans, chère galaxie,

Nous avons le plaisir de vous donner rendez vous pour notre retour Dimanche vingt quatre mai deux mille neuf à midi devant Notre Dame de Paris.

Après deux cent soixante jours de voyage, de bonheur, de découvertes et de rencontre partagées, nous sommes sur la route du retour. En effet, Hugues a rendez vous chez un chirurgien dans les jours qui suivent pour se faire opérer des ligaments du poignet avant qu’il ne soit trop tard.

Inutile de nous plaindre, nous sommes et nous demeurerons les hommes les plus heureux du monde, et c’est avec humour et philosophie que nous avons décidé de ce retour anticipé.

Que ceux qui ont quelque chose de prévu ce week end là n’annulent rien : notre vie commence à peine, nous aurons tout le temps de nous revoir les jours suivants.

Et afin de vous faire patienter jusqu’au jour fatidique, vous trouverez ci dessous un court résumé de nos pérégrinations de Bakou à Istanbul d’où je vous écrit, ainsi que 450 photos supplementaires :)

A TRES bientôt…

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Azerbaijan - Georgie - Turquie

mai13

Comme personne ne l’avait remarqué, notre blog s’est ralenti alors que nous accélérions : arrivés en fait à Bakou le 12 avril, nous avons pédalé plus vite que le vent et nous sommes arrivés à Istanbul il y a quelques jours.

Partis de Bakou, nous avons traversé une région tout d’abord désertique, face au vent et avec des températures plutôt fraiches. Le paysage s’est peu à peu valloné, verdi, et le temps s’est réchauffé au fur et à mesure que nous approchions de la Georgie, passage obligé vers la Turquie, l’Arménie étant en relation frileuse avec la plupart de ses voisins.

Nous avons ainsi pu étrenner nos matraques sur les innombrables charmants toutous qui gardent de non moins immenses troupeaux dans les grandes plaines avec forces aboiements et autres babınes retroussées.

Tbilissi, capitale de la Georgie, nous a accueillis avec un vent toujours aussi féroce dans une banlieue lépreuse faite de buildings au pur style soviétique. Nous avons ensuite été ravis par le vieux centre historique, plein d’églises orthodoxes et de vieux bâtiments.

Le soir même nous dormions posés sur le haut d’une falaise, face à la montagne. Le lendemain matin, nous eûmes la surprise d’avoir de la neİge… et pas qu’un peu : nous avons passé près d’une semaine au dessus de 1000m, dans des montagnes sublimes et enneigées mais pour le moins difficiles : une tempête de neige, trois cols à plus de 2000m, 4h pour faire 12km en tractant le vélo dans la neige ou la boue, les murs de 4 m de neıge au dernier col, sans compter Tanneguy qui s’est payé le luxe de passer à travers la glace d’un marécage à la nuit tombante…

Il serait trop long de vous raconter ici toutes les rencontres, toutes les bouteilles de vodka (même au petit déjeuner), toutes les frayeurs (que répondre à la question : “vous avez de quoi vous défendre contre les loups?”), tous les paysages que nous avons croisés en si peu de temps dans cette région. La Georgie restera un souvenir intense, par sa beauté, sa nature sauvage et exigeante, ses rencontres surprenantes et éminement symphatiques.

Nous avons ainsi chassé le pivert à côté d’Ahalcihe, partagé un méchoui entier à côté de Calka, passé une nuit dans un monastère orthodoxe, ruiné freins et vélos dans des pistes abominables (avis aux ESTP, y’a du boulot…).

Bref, nous avons enfin atteint la Turquie et les bords de la mer Noire à Batumi. Nous n’avons hélas que brièvement vu ce pays, renouant avec des journées kilométriques sur l’autoroute qui longe la côte nord -superbe. Nous avons ainsi (enfin) passé les 10 000km, et nous en avons profité pour changer tout un tas de pièces qui commencaient à faiblir!

Nous reprenons donc quelques forces à Istanbul avant la dernière ligne droite, tout en visitant cette cité hallucinante où se mêlent quartiers branchés, monuments du premier millénaire, minarets gracieux et circulation de barjot - pire que l’Argentine, ce qui n’est pas peu dire.

A très bientôt sous le doux ciel de France,

Les deux pédalos.

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Bakou, Azerbaijan

mai2

Nous voici de l’autre côté de la Caspienne après quelques aventures et beaucoup de patience… Nous avons finalement opté pour une traversée en train du désert du Kyzylkurum ; ce qui nous a permis de faire face à un de nos premiers cas de corruption : au moment de monter dans le train le contrôleur nous refuse l’entrée : les vélos doivent aller dans le fourgon. Comme on a fini par devenir de vrais routards bien roublards, on refuse. A peine tourne-t-il le dos qu’on embarque les sacoches en douce. Il revient avec la chef de wagon (une russe ayant un tour de cou comme mon tour de cuisse) et réclame 4000 tenghe (20€, pour comparaison les billets coûtent 600T = 3€). On hurle, on crie, en francais, en anglais, avec les mains, on s’énerve à qui mieux mieux. Le prix tombe à 2000, puis 1000, puis enfin 800. Je fais mine d’accepter, et hop, on embarque les vélos. Tout le wagon nous regarde avec un air médusé, mêlé d’une certaine crainte… Tann dégèle la situation en offrant des bonbons à tout le monde. La chef de wagon revient à la charge quelques temps après pour réclamer ses 800 Tenghe (4€). Tann dans un éclair de génie me dit : “demandes lui un reçu”. Avec force gestes on demande donc un reçu, avec la date, le montant, etc. Le chef de train, le contrôleur et la chef de wagon se regardent, discutent, réflèchissent et finalement lâchent l’affaire : nous n’avons rien payé !

Nous apprendrons plus tard que nous étions en totale illégalité car le poids de bagages maximum autorisé est de 35kg, nous en avions 50kg chacun… La loi est une notion vague par ici !

Nous sommes finalement arrivés à Aktau, sur les bords de la Caspienne, où notre guide nous indiquait qu’il y avait un ferry pour Bakou “tous les 5 à 10 jours”. Le dernier départ ayant eu lieu 7 jours avant notre arrivée, on pouvait suposer que nous n’aurions pas longtemps à attendre. Erreur fatale !

Mais nos anges gardiens veillant, nous avons été pris en charge par les membres du yacht club local : nous avons eu le droit à deux ou trois diners chez plusieurs d’entre eux, nous avons dormi dans le voilier “Altair”, et de manière générale nous avons profité de la compagnie d’une bande de joyeux drilles, tous russes d’origine.

L’ambiance, la voici : imaginez un bâtiment tout neuf mais pas encore meublé (le yacht club) au bord de l’eau, les seuls meubles étant deux pianos, une bouilloire électrique, les coupes de régates gagnées par ces messieurs et une carte du monde avec les tracés de tous les tours du monde qu’ils ont faits, la plupart du temps dans des voiliers de moins de 7 mètres, et en minimum 3 ans. Au piano, Volodia, à côté de lui, Vladimir et Serguei, les trois chantant à gorge déployée des chants de marins, des chansons d’amour en russe ou encore des champs tsaristes… Ah mes aïeux, quelle ambiance !

Nous avons aussi eu la chance de pouvoir nous baigner dans la Caspienne (pourtant à une température de 10 degrés…). Voici l’histoire : un soir nos russes amis arrivent comme d’habitude en 4×4 après le dîner. Ils nous proposent de passer au “bana”. On hésite, et puis hop, comme rien ne vaut un russe bedonnant et moustachu avec un bonnet en laine ornée de l’étoile soviétique tout nu et transpirant (le russe, pas le bonnet), on finit par accepter. Le sauna, ici, fait l’objet d’une variante locale : quand la température atteint l’insupportable dans la pièce de 4 mètres carrés où l’on s’entasse à 6 (tous à poil), on se fouette vaillament avec des branches de bouleau humide d’eau bouillante. Mmmmh! Enfin quand on finit par réaliser notre condition, on se rue dehors et on se roule dans la neige on se jette dans la Caspienne. Youpi! Et le pire, c’est qu’on a recommencé 4 ou 5 fois tellement c’était bon.

Quand au ferry, nous avons résisté à l’envie de dévaster les bureaux de la “Caspian Ferry Line” lorsque chaque matin ils nous éconduisaient d’un poli “not today, we don’t know, come back tomorrow morning”. L’arrivée du bateau est une quasi surprise : personne ne sait quand il va et quand il vient! Il a fini par arriver 7 jours après nous! Autant vous dire que nous avons eu le temps de faire plus d’une patience et d’un chateau de cartes.

Nous avons donc embarqué dans un rafiot soviétique rempli de chauffeurs de kamaz (les camions) ivres morts pendant les 18h de la traversée. Fort heureusement la rouille coque a tenue grâce à l’épaisse couche de peinture recouvrant le tout. Je vous passe sous silence le prix de la traversée comparé au standing de la cabine (un placard avec deux grabats nauséabonds - on était en première). Enfin, nous avions quand même la chance d’avoir nos toilettes privées, c’est à dire avec une serrure qui marche. Imaginez un squat d’une cité HLM sentant le pipi, avec dans un coin un trou et deux plaques de métal soudée sur les parois (la cuvette ayant depuis longtemps disparue). Au dessus des toilettes un tag sans doute en russe : ” C MOU !” (véridique). Ambiance!

Nous sommes maintenant à Bakou, Azerbaïdjan, charmante capitale aux jolis bâtiments anciens. Direction la Turquie!

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Boukhara, Ouzbekistan

avril22

Nous continuons notre lancée au pays des Milles et une nuits… avec Boukhara, moins monumentale que Samarcande, mais encore plus superbe. La ville est jumelée avec Rueil-Malmaison, ça ne s’invente pas!

Nous avons visité le bazar des tapis, (splendides), nous nous sommes extasiés devant un petit bout d’autochtone d’à peine 12 ans, et parlant le français, l’anglais, l’allemand, le russe, l’ouzbek et j’en passe… Le tourisme ça motive ! Nous avons vu une forge de couteaux ouzbeks ( nous en avons acheté deux à Tashkent d’ailleurs, superbes), et nous avons aussi eu la CHANCE de voir le tournage d’un clip de musique pop Ouzbek… hilarant.

Nous avons aussi assisté à la Pâque orthodoxe (une semaine en retard par rapport aux Catholiques) dans une petite église pleine d’icônes. La cérémonie des vigiles pascales a débuté à 23h (officiellement) et nous avons quitté l’église alors que les chants retentissaient encore, en même temps que le pope, déclarant forfait à 3h du matin ! Ouf… Quand on sait qu’il n’y a pas de siège dans ces églises, ce fut un peu long, mais cependant très beau! Imaginez un pope recouvert d’ornements (dont il change une demi douzaine de fois au moins durant la cérémonie), tonnant avec une voie de basse “Christ est ressuscité!” en aspergeant d’encens à répétition (on a arrêté de compter après 10) l’ensemble de l’église et de ses fidèles… Grandiose!

La pluie et le vent de ces derniers jours ont fini par faire dire à Tanneguy : “S’il fait beau le jour de la Pâque orthodoxe, c’est qu’ils ont raison, je me convertis”. Il fait depuis un soleil radieux. Je vous laisse conclure :)

Nous avons aussi eu la chance d’être accueillis chez un local, qui nous a fait découvrir le Plov, un espèce de riz pilaf local,  et surtout qui, une fois le repas terminé, nous a proposé de passer au “bana”. Nous espérions une salle de bains : que nenni, en un rien de temps nous nous sommes retrouvés nus comme des vers (pas vraiment le choix, il faut savoir dire oui à ses hôtes) dans un vrai sauna en bois où le thermomètre a allègrement passé les 50 degrés. Il faisait chaud et humide… Il parait que transpirer est bon pour la peau, mais tant qu’à faire, je préfère encore le vélo ! S’est ensuivi (une fois rhabillés) une bouteille de Vodka (pour 4 personnes), à l’amitié internationale… On a dormi comme des loirs !

J’ai aussi eu la chance de pouvoir laver mon attelle, ce qui fait que ma main gauche ne sent plus le cadavre, net progrès! Nous continuons maintenant vers le Nord, traversée du désert de Kyzylkurum, et retour au Kazakhstan…

Vous pouvez toujours nous écrire à Istanbul pour ceux qui veulent ! On y passera!

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Samarcande, Ouzbekistan

avril18

Un petit mot de cette ville mythique qu’est Samarcande, où ont été écrits les Milles et une nuits, et qui encore de nos jours resplendit de palais, mosquées, tombeaux et medressas rivalisant de céramiques bleutées et de minarets impossibles. Berceau des civilisations, la beauté des sites nous a laissés muets d’admiration. C’est dans cette même region qu’ont vécu Avicenne, célèbre médecin de l’Antiquité, et Al Korezm, qui donna son nom à l’algorithmie.

Après avoir quitté Almaty et la steppe kazakh, nous avons fait un petit détour (120km) après s’être vu refuser le passage de la frontière (frontière non internationale!) pour entrer enfin en Uzbekistan. Nous sommes arrivés dans la capitale, Tashkent, qui nous a surpris par sa modernité et sa propreté… Après une course poursuite pour trouver un distributeur (seul les hôtels en possèdent, évidemment tous vides ou HS), nous avons finalement du changer la moitié de notre caisse de secours, et nous nous sommes donc retrouvés avec 100 euros transformés en 200 000 Soums, sachant que le billet le plus gros ici est un billet de mille, cela fait une joli petit paquet pas forcement facile à cacher… En attendant on a bien rigolé ! (pour changer…)

Et de Tashkent nous avons filé sur Samarcande, et nous visons maintenant Boukhara, célèbre pour ses tapis et ses caravansérails…

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Almaty, Kazakhstan

avril5

Comme tout le monde l’avait si bien deviné, nous sommes actuellement au Kazakhstan ! Eh oui chers français, vous n’avez pas l’apanage du saucisson et du printemps, même si, on est d’accord, une bonne rosette de Lyon ne vaudra jamais un Sдuкissфй Kazakh. Bref. Pour le bus, il faut savoir que tout bus bon pour la casse en France (ou en Allemagne) est sitôt envoyé finir ses vieux jours dans les steppes d’Asie centrale, et peu importe ce qu’il y a écrit dessus!

Nous sommes donc arrivés après un grand trajet en bus et en train au Kazakhstan. 200 h de transport en commun et 10 000km en 15 jours : Bangkok, Nong Kai (Thaïlande), puis Vientiane (Laos), Kunming, Xi An et Urumqi (Chine). Record dans un seul transport : 32h dans un bus de Vientiane à Kunming, Chine! A moins que ce ne soit dans le train Xian Urumqi (37h), où nous avons du perdre un peu la notion du temps en regardant défiler devant nous l’extrémité ouest de la grande muraille, qui n’est plus à cet endroit qu’un mur en terre, mais toujours en grande partie debout, fidèle au poste, après 2000 ans de bons et loyaux services.

Nous avons pu tester la rigidité et l’inflexibilité de trois choses : les couchettes, le personnel du train et le règlement. Sachez qu’en Chine, les petits vendeurs du quai sont priés de se mettre au garde à vous quand le train part. Gare aux contrevenants!

Nous avons été maternés à Urumqi par un chinois rencontré dans le train, très sympathique mais qui hélas n’a pas résisté aux quelques verres de saké qu’il s’est infligé au repas de midi en voulant nous défier : après nous avoir payé une chambre d’hôtel pour que nous puissions prendre une douche, il s’est écroulé rond comme une queue de pelle dans un des lits de la chambre, et n’a guère pu nous gratifier quand nous sommes partis que d’un grognement bien aviné…

J’ai eu la chance de voir mon passeport retenu pour “renseignements” à la frontière sino-kazakhe, pendant à peu près deux heures, avec un officier en grand uniforme m’expliquant que mon visa laotien les intéressait beaucoup et qu’ils souhaitaient l’étudier, et que non, ça ne servait à rien de m’énerver.

Passé Almaty, nous sommes montés vaillamment à Chimbulak (en taxi), station de ski au sud de la ville, entre 2300 et 3200m. J’ai du retenir Tanneguy de balancer le chauffeur et sa voiture dans le vide devant l’insistance de ce dernier à nous soutirer plus que le prix convenu… Une grande journée sur les pistes nous a fait le plus grand bien, on commençait à se lasser de la plongée dans les eaux des mers du sud :)

Et nous reprenons donc la route plein ouest (pour aller où? Surprise !) pour de nouvelles aventures ! Youpi !

Bises (glacées) d’Asie centrale.

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Il court il court le furet…

avril1

A la question “où sommes nous” que nous avions posée, aucune de vos propositions ne nous a convaincus. Nous allons donc vous donner des indices qui sont, nous le promettons, factuels, véridiques et vérifiés.

Ici, c’est le printemps, et quel bonheur de retouver l’herbe verte, les pissenlits jaunes, les tracteurs dans les labours, les arbres fruitiers en fleurs, et les pies qui font leurs nids. La fraicheur des journées nous redonne de l’ardeur. Enfin nos palais ont retrouvé la saveur du saucisson authentique.

Cette description très rousseauiste est accompagnée d’une photo - et en plus c’est gratuit.

A très bientôt avec grand plaisir.

Zeu surprise Boys

Il court il court, le furet...

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Thaïlande, 18 mars 2009

mars18

Vous nous demandez des nouvelles, du genou et du poignet. Ils vont très bien et vous remercient de vos touchantes attentions. Le genou est guéri. Pour le poignet, le docteur a dit qu’avec la belle attelle bleu le vélo ne posait (pas) (trop) de problème, et que cela allait se remettre tout doucement.

 

Nous continuons donc notre voyage, mais qui en aurait douté. Cependant, nous changeons d’itinéraire. En effet, la réservation de notre billet d’avion pour l’Inde, n’a pas marché pour des causes obscures comme sait en donner internet, les visas pour l’Iran sont d’une complexité à toute épreuve, et la chaleur, les moustiques des contrées actuelles nous ont donné envie de changer d’air. Nous vous laissons donc vous jeter sur vos atlas pour deviner quelles contrées plus sauvages encore nous allons bien pouvoir affronter. Nos articles dévoileront tout doucement la vérité pour plus de suspense… les paris sont ouverts!

 

La Thaïlande, royaume moderne, est le paradis des touristes de tout bord, et nous avons pu profiter ces derniers jour de cet aspect, puisque nous nous sommes exilés pour 4 jours à Koh Chang, ravissante petite île à une journée de voyage de Bangkok. Nous avons donc profité des plages, des paillotes, de la mer bleue et transparente et des myriades de poissons qui l’habitent, le tout à l’ombre des palmiers.

 

Nous avons aussi passé quelques après midi avec le Point Coeur de Bangkok. Le principe est de donner de son temps et de l’amour, aux personnes des bidonvilles, en vivant pendant un an ou deux au milieu d’eux et en priant avec eux. Les quatre jeunes filles du Point Coeur de Bangkok, trois françaises et une américaine, sont d’un dévouement à toute épreuve, faisant jouer les enfants, visitant les personnes âgées, donnant de leur temps dans un orphelinat. Tout cela en vivant au coeur du bidonville où elles ont leur maison. Elles apprennent la langue locale, ici le Thaï, et le parlent d’ailleurs très bien.

 

Nous tenions à remercier tous ceux qui nous ont écrit à Bangkok ou en Argentine (puisque nous avons tout reçu ici) et notamment ceux qui nous ont expédié des colis remplis à ras bord de choses plus ou moins utiles et plus ou moins comestibles (cf les photos)!

 

Nous venons d’avoir nos visas (enfin!), et nous partons donc cette nuit…

 

Bon courage à ceux qui restent

 

Les aventuriers à vélos

« on the road again »

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Bangkok, Vendredi 13 Mars

mars13

“Il ne faut pas être superstitieux, ça porte malheur” (cf la date)

Les photos sont en ligne, les passeports sont dans les ambassades, et nous allons visiter la poiscaille, dans les iles du sud de la Thailande. On part avec notre maillot de bain et notre harmonica chacun. 

Voici l’adresse à Istanbul, à envoyer avant fin juin:

Prof. Dr. Cavit AVCI
İstanbul Tıp Fakültesi
Genel Cerrahi Monoblok Binası
Poliklinik Girişi 1.kat (Garanti Bankası üstü)
İSTEM Merkezi
Çapa 34390 / İstanbul
TURKEY

C’est dur de faire un tour du monde en vélo.

Les rois de la glande.

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